Je suis partie pour Dawu début avril 2007. Je suis partie de Xining et, pendant le trajet de huit heures en bus, j’ai découvert un paysage impressionnant, alternant les montagnes enneigées et d’énormes rochers rouges, jaunes et verts. J’ai aussi vu mes premiers yacks et drapeaux de prières : j’étais arrivée au Tibet ! Le « toit du monde » est un immense pays de montagnes, de roues de prière tournantes, de yacks et de tibétains à moto.

Dawu se situe au sud-ouest de Xining à une altitude de 3,800 mètres et compte environ 13,000 habitants. A peu près 90 % d’entre eux sont tibétains, les autres étant chinois ou musulmans. Cela fait six mois environ que j’enseigne l’anglais à la First National Primary School de Machen.  Cette école compte 621 élèves. Je suis la première enseignante étrangère à y enseigner et tout le monde s’accorde à dire que c’est fantastique qu’une personne vienne d’aussi loin enseigner dans leur école. Comme beaucoup d’enseignants ici, je vis à l’école et partage mon patio avec une autre enseignante et son époux. Ils veillent à ce que je ne manque de rien. Dès mon arrivée, je suis allée faire des courses avec le Directeur. On m’a installé internet dans ma chambre et j’ai tout ce dont j’ai besoin. 

Au départ, la communication a été très difficile  et le langage corporel a été la langue véhiculaire. Le tibétain est une langue difficile à apprendre et, comme on peut s’en douter, l’anglais ardu pour eux.

A présent, mon vocabulaire tibétain s’enrichit constamment et il y a deux professeurs d’anglais qui, bien que ne le parlant pas couramment, peuvent traduire ceci ou cela si nécessaire. L’anglais était déjà enseigné avant mon arrivée. Les manuels utilisés sont trop difficiles  pour les enfants et les professeurs sur place ne savent pas toujours comment les utiliser. Du coup, toutes les personnes impliquées trouvent qu’apprendre l’anglais est ennuyeux au lieu de considérer cette langue très amusante à apprendre. Après évaluation de la situation, j’ai commencé à leur enseigner l’anglais de façon plus ludique, en utilisant beaucoup de jeux ne demandant aux enfants aucunes connaissances pratiques de la langue. Pendant ce temps, les deux professeurs continuaient leur cours habituel et je les soutenais activement dans leur travail. Une nouvelle méthode d’enseignement pour les professeurs a été élaborée et après discussion avec le Directeur, il a été décidé d’utiliser de nouveaux manuels scolaires à la rentrée qui a suivi les vacances d’été. Les enseignants sur place auront besoin d’encore beaucoup d’aide et ce, sur le long terme. Cela est vraiment important, car ce qui a été fait jusqu’à présent n’était que l’initiation du projet ; il y a encore beaucoup à faire ! C’est une expérience fantastique de vivre et de travailler ici pendant un certain temps. La vie en temps que résident temporaire au Tibet est merveilleuse ! En vacant à vos activités quotidiennes, vous voyez et apprenez beaucoup sur la façon de vivre d’un pays si haut, si beau et si éloigné de l’Occident. Les enfants ont un réel désir d’apprendre et c’est très agréable de sentir combien vous comptez pour eux. Cela rendra mon départ prochain beaucoup plus difficile.

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